Lutte contre le VIH/SIDA…La santé lesbienne on en parle ?

Face à la pandémie du VIH/SIDA, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) sont devenus aussi bien l’objet d’investigations renouvelées dans le champ des recherches sur la sexualité qu’une cible prioritaire pour les politiques publiques de prévention. Le Burundi, depuis 2012, considère les HSH comme l’une des populations clés dans la lutte contre le VIH/SIDA (Plan stratégique 2012-2016). Ceci n’a jamais pu être le cas des lesbiennes. Absence de données? Manque de volonté  a comprendre les défis existants? Ou encore est-ce l’hétérosexisme persistant qui touche autant la société que la structure médicale? Chose qui conduit, selon Natacha Chetcuti, à prendre moins en compte les problèmes de santé chez les femmes et, a fortiori, chez les homosexuelles.

Photo by Luis Quintero from Pexels

     La sexualité lesbienne, une impense sociale

La sexualité lesbienne est perçue comme une impense sociale d’après Anne Revillard. L’orientation homosexuelle, en tant que critère de non-conformité au schéma social dominant mène à une prise en charge moins adaptée que pour les femmes hétérosexuelles ; constatent Clotilde Genon, Cécile Chartrain et Coraline Delebarre. Il s’est bel et bien avéré que les personnes les plus touchées par le VIH sont les femmes hétérosexuelles et toxicomanes; mais aussi les femmes qui ont des parcours non-exclusifs. En d’autres termes, des femmes qui fréquentent aussi les hommes.

Peu de risques ne signifie pas qu’il n’y a pas de risques…

Souvent les risques de transmission des MST(Maladies Sexuellement Transmissibles), chez les lesbiennes, restent non efficacement documentés. Ceci rend absent les donnés et autres informations. La situation résulte en des rapports digitaux communément peu traumatique, les lesbiennes se sentent immunisées. Mais cette raison apparaît insuffisante. Car, peu de risques ne signifient pas qu’il n’y a pas de risques. Dès qu’il y a relation sexuelle, il y a danger. Certaines IST (Infections Sexuellement Transmissibles) comme les mycoses, les herpès, le papillomavirus et autres gonococcies ou chlamydioses sont autant de maladies possiblement contractées par la population lesbiennes affirment Nathalie Bajos et Nathalie Beltzer. ‘’Les femmes avec des partenaires féminins et qui utilisent les pratiques homosexuelles ont un nombre plus important de partenaires et une prévalence plus élevée aux IST que les femmes qui n’ont eu que des partenaires masculins’’ ont-elles conclu.

Vivre sa sexualité implique aussi apprendre comment se protéger

La particularité, voir tout le danger, des MST et des IST est qu’elles ne déclenchent pas toujours des symptômes. Parfois, elles prennent du temps pour se manifester. Beaucoup de personnes ignorent qu’elles ont une IST. Il est donc important de se protéger pendant les rapports sexuels et de se faire dépister aussi souvent qu’il est possible.

Se protéger quand on utilise la bouche.

Les rapports bucco-vaginal sont quelques unes des pratiques commune chez les lesbiennes. Même si cette pratique ne comporte pas de grands risques, Il importe d’envisager la protection comme une priorité. Ainsi, le seul moyen de bien se protéger dans ce cas-là est d’utiliser une digue dentaire. C’est une carrée de latex qui se place sur la vulve et par-dessus de laquelle la langue du partenaire peut se balader à loisir, en prenant garde aux échanges de fluides subreptices. Les risques de transmission augmentent surtout en période des règles car le sang est très contaminant.

Se protéger quand on utilise les doigts

Les amoureuses du latex seront ravies, le port des gants est la seule façon (en dehors du préservatif féminin) pour se protéger en cas du toucher de la vulve et de pénétration digitale. Il vaut mieux éviter des rapports vaginaux-anal directes sous risque de s’auto-infecter avec des bactéries. C’est aussi valable lors de l’usage des jouets sexuels; Il reste fortement recommandé d’utiliser du gel lubrifiant qui va réduire les risques d’irritation ou de plaies pouvant servire des portes d’entrée pour les IST. Pour les mêmes raisons, des ongles coupes ras sont à privilégier.

Se protéger quand on utilise les jouets sexuels

L’utilisation de jouets sexuels présente également le risque de transmission des IST.  Avant et après leur usage, il est important de les laver avec de l’eau tiède et du savon, et si possible de les désinfecter avec une solution antiseptique. La matière composante de certains jouets sexuels peut-être poreuse et retenir certains microbes et bactéries, il est donc recommandé de les utiliser avec un préservatif. Cela est également indispensable si vous partager un jouet sexuel avec votre partenaire au cours d’un rapport sexuel. Le préservatif doit à ce moment être changé lors de chaque nouvelle pénétration, vaginale ou anale. Au cas contraire il est conseillé à chaque partenaire de porter un préservatif féminin.

Se protéger du VIH/Sida entre filles c’est possible et ça commence par toi !

Toutes les méthodes de prévention citées ci-haut permettent de se protéger des IST, y compris du VIH, le virus à l’origine du Sida. Aussi une meilleure protection commence par un dépistage  régulier (3mois) et une discipline à reduire les risques de contamination autant que possible.

Tout commence par Toi et Moi



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