Je me suis retrouvé à envier l’occident…

Photo de Anete Lusina provenant de Pexels

Se confier sur son état civil, dire à haute voix que l’on mène une vie heureuse avec l’amour de sa vie m’a toujours semblé normal. Cependant, il y en a chez qui, ce genre de révélations paraît encore surprenante ou choquante. 

Il y a quelques jours, je regardais une émission de jeux questions-réponses sur une chaîne internationale. Comme à la normale, les participants devaient se présenter. Contre toute attente, l’un des participants s’est confié sur sa relation amoureuse avec un homme. Trois ans de relation de couple avec un objectif de fonder une famille. 

Le courage et la fierté de cet homme à assumer ouvertement sa vie de couple, m’ont fait réfléchir  sur plus d’une question : Comment atteindre de bonnes valeurs d’acceptation dans le cadre Burundais? Par où commencer pour avancer vers plus de tolérance?  

Des moeurs et des coutumes…La diversité dans le monde

Face à cette situation, je me suis retrouvée à envier la société occidentale, en quelque sorte. Autant de mœurs, de coutumes et de différences mais aussi bien des gens  qui s’engagent à pratiquer une tolérance concrète les uns envers les autres. Certains des pays d’outre mer ont déjà franchi un cap et c’est vraiment remarquable. Mais je suis absolument sûr qu’ils ne se sont pas levés un bon matin avec autant de valeurs d’acceptation et de tolérance. A mon avis, c’est peut-être parce qu’il y a eu des personnes avec foi en un monde meilleur, qui se sont battus jours et nuits pour faire avancer les choses quitte à risquer leurs vies. 

La diversité est aussi bien une réalité au Burundi à travers ses nombreuses cultures, ses religions et ses autres différences. Autant que pour ceux qui se donnent corps et âmes pour soutenir une société plus inclusive. Néanmoins, une question persiste. En quoi la tolérance manque d’engagement pour se concrétiser en une valeur Burundaise plus réelle? Certaines situations d’intolérances sociales, gouvernementales, religieuses sont retrouvées partout, même sur base d’orientation sexuelle ou l’identité de genre. 

Des interactions sociales dictées par les stéréotypes…

Dans la société burundaise en général, les interactions sociales gardent une grande place dans la manière dont les gens voient, s’engagent et collaborent avec les autres. Dans ce processus, l’acceptation des autres peut-être limitée par différents stéréotypes qui influencent l’opinion des uns sur les autres

Dans le Burundi moderne, par exemple, il est presque devenu impossible de se faire tresser les cheveux ou se faire percer les oreilles sans être coller toutes un ensemble d’étiquettes. L’entourage ne tarde pas à poser son opinion, allant même jusqu’à remettre en question la masculinité d’une personne. Pourtant, dans cette même société, nombreux sont les hommes responsables et chefs de familles qui ne correspondent pas toujours à l’image classique d’un homme Burundais. 

Sur base de photos du Burundi ancien, à la période précoloniale, il est normal de tomber sur des images d’hommes avec des tresses et des coiffures qui se feraient qualifier de « bizarres » de nos jours. Alors je me retrouve perdu. Je ne sais plus quoi croire et quoi ne pas croire. Dois-je accepter les propos des Burundais de nos jours qui disent vouloir sauvegarder la culture d’avant alors que dans cette même culture les tresses et le port des boucles d’oreille étaient absolument normales? Honnêtement, je ne sais pas.

Des valeurs de tolérance plus réelle…

Pour concrétiser une avancée plus ou moins réelle vers plus de tolérance, il reste important de comprendre et d’accepter la place et la valeur de chaque personne. Face aux défis relatifs à l’orientation sexuelle et l’identité de genre, l’éducation et l’accès à l’information sont des bases incontournables dans la création d’une société plus inclusive et durable. Dans cette même logique de penser, il est plus qu’important de souligner que les différences constitue la base de ce qu’est la diversité. 


Cet expression a été faite à travers une soumission en ligne par: N.E.L. |  » Un jeune homme vivant au Burundi avec beaucoup d’ambitions de faire venir les droits des homosexuels « . (Pour contacter l’auteur, veuillez laisser un message ici )

Aurez-vous aussi une opinion, une histoire et/ou perspective à partager, sur la vie et l’évolution des personnes d’orientations sexuelles et Identités de genre diverses, en Afrique centrale et de l’Est Francophone? Cliquez ici pour accéder au formulaire de soumission de contenus.(Article, vidéo, audio,)



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